Habitat

Immobilier : en Eure-et-Loir, l’ancien a la côte

Jeudi 7 octobre, le notariat d’Eure-et-Loir présentait le marché immobilier du territoire. Entre le 1er juillet 2020 et le 30 juin 2021, le volume des ventes dans le département a augmenté de 9,5% tous biens confondus. Si le neuf connaît une grosse claque, les acquéreurs ont une appétence pour l’ancien. Peu étonnant dans un département rural.

 

Le neuf connaît un recul de 32%

Dans le détail, les appartements anciens ont augmenté de 17% en termes de volumes et les maisons anciennes de 9,4% quand le neuf connaît un recul de 32%. Quant aux terrains à bâtir, leur volume a augmenté de 28%. Maître Carimalo, président de la commission immobilière à la Chambre des Notaires d’Eure-et-Loir, souligne la cohérence de ces chiffres, « Nous sommes dans un département rural, le bien le plus vendu sur le territoire c’est la maison ancienne qui connaît une évolution constante ». Des maisons qui ont été l’objet de convoitise des franciliens qui ont investi largement le marché immobilier eurélien. En province et dans les DOM TOM, plus de 17 millions de ventes ont été enregistrées ; 4 millions pour l’Île-de-France.

À Chartres, le prix médian au m² a franchi la barre symbolique des 2000€

La progression des prix est importante non seulement pour les appartements mais aussi pour les maisons. Les appartements anciens connaissent une évolution annuelle des prix de 7% dans le département, contre 6,1% pour la province. « Ils représentent un quart, voire un cinquième, du marché total de l’immobilier sur le département, soit environ 20% », constate Maître Penin-Frilley. Côté typologie, les 2 et 3 pièces représentent le gros du marché, plébiscités par les jeunes couples et investisseurs. À Chartres intra-muros, le prix médian au m² s’envole même à 2230€.

Les maisons anciennes, un marché haussier porté par l’envie de se mettre au vert

Elles ne représentent pas loin de 80% du marché immobilier eurélien avec une augmentation du volume des ventes de 9,4%. Le prix de vente médian connaît une augmentation plus modérée mais significative de 5,7%. « Ce marché haussier est porté en partie par la prime au vert. Ceux qui ont subi le confinement en zone urbaine dans des petites surfaces étaient heureux de venir profiter d’un bout de campagne, c’est ce qui explique ces augmentations, entre autres », analyse Maître Ronzier. Côté maisons, les acquéreurs recherchent des grandes surfaces : 6 pièces et plus. Chartres se place comme l’épicentre du département en termes de prix ; la frange avec l’Île-de-France affiche des prix relativement soutenus ; l’est et le sud du département, des prix moins élevés.

« Dans le département, le prix d’une maison varie de 1 à 3, signe de réalités très différentes »

Acquérir une maison à la Commune nouvelle d’Arrou vous coûtera 80 000€ en moyenne contre 248 000€ à Luisant. Les secteurs de Châteaudun et du Perche affichent des prix qui oscillent aux alentours de 100 000€.

En Eure-et-Loir, le marché immobilier est en tension. Les seuils franchis sont importants et symboliques. Toutefois, encore faudra-t-il que ces évolutions se confirment sur le long terme pour le territoire qui a profité des suites Covid.

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