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Une première année d’exercice sur les chapeaux de roues pour le Karting de Chartres

Thierry Picquart, le créateur et gérant du Karting de Chartres a épinglé la date dans son agenda : le 9 juin, l’établissement fêtera sa première année d’exercice complète. Pour l’occasion, nous l’avons rencontré au 231 East Street, le restaurant du complexe.

Première année, premier bilan : qu’en est-il quant à la fréquentation du Karting de Chartres ?

De juin à décembre 2021, la fréquentation liée aux séminaires d’entreprises a dépassé mes espérances. Nous sommes allés jusqu’à accueillir 4 séminaires par jour, 5 jours sur 7. Le côté Indoor fait qu’on peut pratiquer toute l’année, quelle que soit la météo. D’ailleurs, nous pensions que l’arrivée des beaux jours allait freiner la fréquentation mais pas tant que ça finalement. Nous avons créé un produit assez addictif qui fidélise nos clients notamment grâce aux outils digitaux comme l’application sur laquelle ils peuvent accéder à leurs chronos, réserver une session, etc. Chaque lundi et mardi, nous avons lancé des produits sur le modèle des « happy hours » avec 50% de réduction sur les sessions. Grâce à ça, nous pensions canibaliser les week-ends mais en réalité les clients viennent s’entrainer en début de semaine puis reviennent entre amis ou en famille pour se défier, en fin de semaine.

Nous aurions pu penser que la première année allait être une année d’observation, finalement vous ne cessez d’innover.

J’essaie toujours de « benchmarker » ce qui est proposé en France ou à l’étranger. En octobre, nous avons lancé le simulateur de pilotage RS Simulation. Il permet de jouer jusqu’à 4 en réseau ou avec d’autres centres partenaires, vous pouvez choisir votre véhicule, les conditions météo… C’est un mode immersif total. Mi-mai, nous avons inauguré la Karabox, une box de karaoké permanente. Cela crée de l’animation et permet de pouvoir proposer autre chose aux clients.

Aussi, nous aimerions créer un rendez-vous récurrent et national. Le 16 septembre, le Karting de Chartres s’associera au golf de Fontenay-sur-Eure pour lancer un « Golf & Kart ». Toute la journée, les participants s’affronteront dans une compétition de golf et de karting avec des trophées à la clé. J’aimerais que cela devienne une animation nationale qui drainerait du monde et en faire une institution au même titre que les 24h du Mans ont lieu tous les ans. Et pourquoi pas créer des partenariats avec l’Office de Tourisme de Chartres, le club des hôteliers et bien d’autres pour proposer une offre globale sur le territoire.

Enfin, le 3 juin nous ouvrons notre module 4×4. Juste derrière le karting, nous avons façonné un module en S avec des angles d’attaque différents, des croisements de ponts pour pouvoir se retrouver sur 2 ou 3 roues. L’idée c’est de pouvoir donner l’occasion aux concessionnaires d’essayer en conditions réelles un véhicule avec leurs clients. On pourrait même imaginer des baptêmes ou des demi-journées de pilotage avec un moniteur, etc. Lors de la construction du Karting, nous avions une réserve foncière de 2 000m², ça n’a été que du plus pour imaginer ça.

Vous avez toujours considéré le complexe comme un levier de visibilité pour le territoire, n’est-ce pas ?

Oui, et c’est pour cette raison aussi que nous avons adhéré aux Vitrines C’Chartres. Certes, nous ne sommes pas commerçants du centre-ville mais si ça marche pour nous, ça marchera pour eux et inversement. Nous voulons nous inscrire dans cette dynamique. Nous n’avons rien sans rien, il faut créer une cohésion entre tous les acteurs économiques du territoire. Si le gâteau grossit, la part de chacun grossira et c’est tant mieux plutôt que de rester chacun dans son coin.

« En 6 mois, nous avons accueilli 22 000 clients et comptabilisé 2 500 entrées par semaine »

Projetez-vous de déployer le concept ailleurs en France ?

C’est en cours. J’ai lancé le complexe à Chartres car j’y voyais du potentiel notamment pour l’écosystème local. L’investissement global s’élève à 4,8 millions d’euros. Cela dit, j’ai lancé le projet ici dans une optique de développement. Le retour de la profession et l’intérêt suscité montrent qu’il y a encore des villes comme Chartres où il y a du potentiel. Je m’intéresse donc à d’autres projets à plusieurs niveaux : en propre, en association ou alors en conseil et assistance maitrise d’ouvrage. Aujourd’hui, on a 6 projets de développement en France. La place est à prendre car ça va au-delà du complexe. Les personnes intéressées veulent comprendre comment le Karting contribue à l’attractivité du territoire.

En tant que chef d’entreprise, le côté inédit du complexe vous a-t-il mis une pression supplémentaire ?

J’ai visité 84 centres dans le monde, quasiment tous ceux de France et j’étais convaincu. J’avais étudié tous les aspects : zone de chalandise, fonctionnement, etc. C’est aussi mon passé d’industriel qui m’a aidé pour impulser une méthode de travail, maitriser la maintenance, la gestion opérationnelle, etc. Bien sûr, il ne fallait pas construire un Taj Mahal mais plutôt assurer une viabilité économique. La preuve, le résultat est au-delà de mes espérances. En 6 mois, nous avons accueilli 22 000 clients et comptabilisé 2 500 entrées par semaine. Le produit est qualitatif et la plupart des professionnels du secteur s’accordent à dire que le Karting de Chartres est le plus beau centre de France, le plus abouti et le plus recherché. Il y a même des copies qui commencent à apparaître mais c’est une fierté après tout. Maintenant, il ne faut pas s’endormir.

Après avoir évoqué tous ces projets, reste-t-il d’autres axes de développement ?

Je dirais qu’il faut concentrer les réflexions sur la partie restauration. Encore trop de personnes font l’amalgame : le 231 East Street n’est pas le restaurant du karting, n’importe qui peut venir s’y restaurer. Des offres croisées sont possibles mais pas obligatoires. Outre cela, l’activité a été impactée par le télétravail. En semaine, les clients s’imposent eux-mêmes un couvre-feu aux alentours de 19h30 et ont du mal à reprendre le rythme. Nous avons connu jusqu’à 60% de baisse de fréquentation. En janvier, nous avons lancé des diners concerts et des soirées jeux qui rencontrent un franc succès. Génération De Palmas, Saint-Patrick… nous essayons de proposer un rendez-vous par mois. La prochaine soirée aura lieu le 23 juin autour du thème Peaky Blinders VS Gangs of New-York. Costumes, ambiance des années folles, concerts, poker… Tous les yeux sont désormais rivés sur l’activité du 231 East Street.

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