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La génération Z : qui est-elle ?

X, Y et désormais Z voire Alpha dans quelques années, les générations se succèdent et ne se ressemblent pas forcément. Pas toujours évident de parler le même langage avec des jeunes issus de la génération Z, surtout dans la vie professionnelle en tant que chef d’entreprise. Décryptage avec Julien Dugué, directeur de l’agence Leader Intérim, à Fontenay-sur-Eure et du cabinet de recrutement ExpeR’H.

De qui parle-t-on quand on parle de génération Z ?

Nous parlons de personnes nées entre la fin des années 90 et 2010, globalement. C’est une génération qui est née avec le numérique. Ce sont des jeunes qui ont toujours eu des tablettes, des ordinateurs et des smartphones, utilisateurs de messageries instantanées et des réseaux sociaux, pour lesquels tout doit aller vite via la consommation d’internet. Que ce soit jugé bien ou non, c’est un fait. Pour autant, au sein d’une entreprise cette génération est friande de convivialité et d’échanges physiques car elle est entrée sur le marché du travail en pleine pandémie de coronavirus. Ces jeunes sont très sensibilisés et attachés aux questions environnementales et sociétales. Ils prônent la diversité, la mixité, la tolérance et défendent un véritable melting-pot.

En quoi se différencie-t-elle de la génération Y ?

Pour la situer, la génération Y concerne les personnes nées entre le début des années 80 et la fin des années 90. Elles ont besoin de temps libre et de trouver un équilibre parfait entre leur vie personnelle et leur vie professionnelle. Sur ces points, la génération Y n’est pas si différente de la génération Z. C’est essentiellement sur le rapport au numérique que l’écart se creuse.

Qu’est-ce que la génération Z attend dans et de sa vie professionnelle ?

Dès l’entretien, on va observer des caractéristiques propres à la génération Z. Elle va être attachée à connaître les engagements de l’employeur et surtout, ce qu’il met en place pour les tenir. Ils concernent surtout ce dont nous parlions avant : la démarche RSE, la mixité, l’égalité des sexes, la lutte contre les préjugés, etc. Cet intérêt pour ces questions importantes est plutôt une bonne chose.

« Fervents défenseurs de l’inclusivité et de l’égalité, les jeunes de la génération Z peuvent représenter une bouffée d’air frais pour faire évoluer les choses »

Une fois embauchés, les jeunes de la génération Z aiment avoir leur liberté. Ils ont besoin d’autonomie et de trouver un sens à ce qu’ils font. Ils ne doivent pas être simplement un maillon de la chaîne, il faut leur donner les billes pour qu’ils puissent comprendre ce qu’ils font. Je vois de nombreux diplômés d’écoles supérieures qui vont plus facilement vers des projets variés mais qui ont un intérêt pour la société car ils y voient un enjeu important.

Est-ce la qualité de vie au travail qui prime ?

Oui, plutôt. Une chose est sûre, c’est une génération qui aime le changement. Le CDI n’est plus forcément l’argument n°1 pour leur épanouissement professionnel. Certains auront besoin de faire autre chose de leur temps libre, quitte à préférer signer un mi-temps.

Y a-t-il des choses à mettre en place au niveau des ressources humaines pour intégrer sereinement cette nouvelle génération au sein de son entreprise ?

D’abord, cette génération préfèrera taper à la porte d’une entreprise qui porte de réels engagements. Son bien-être reposera sur l’aménagement d’espaces de travail et de convivialité pour échanger autour d’idées en faveur du développement de l’entreprise, par exemple. L’esprit startup est très apprécié et l’aménagement des horaires également. Encourager les groupes de travail intergénérationnels peut être une idée. La génération Z s’inscrit bel et bien dans une ouverture d’esprit qui ne ferme la porte à personne. Fervents défenseurs de l’inclusivité et de l’égalité, ces jeunes peuvent représenter une bouffée d’air frais pour faire évoluer les choses.

De plus en plus de chefs d’entreprise s’orientent aussi vers le recrutement de personnes plus expérimentées, voire seniors. Qu’en pensez-vous ?

Au sein d’une entreprise, il y a évidemment besoin de compter sur des personnes plus expérimentées. Néanmoins, il s’agit d’une éternelle adaptation des chefs d’entreprise au marché du travail. Il y a 10 ans voire 20 ans, qu’est-ce que les anciennes générations pouvaient se dire de la génération Y ? Elles se sont finalement adaptées. Il faut l’envisager comme une possibilité de faire évoluer les esprits.

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