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Limitation de vitesse, un choix local

À l’été 2018, l’abaissement de la limite de vitesse de 80 à 90 km/h pour les routes à double sens sans séparateur central avait provoqué un tollé. Moins de deux ans plus tard, le législateur a finalement décidé de laisser les départements décisionnaires en la matière.
Les communes et départements ont désormais le droit de repasser certaines portions de routes de 80 à 90 km/h. © iStock / City Presse
La vitesse est la première cause des accidents mortels en France. Afin de diminuer toujours plus le nombre de tués sur les routes, l’État a décidé d’obliger les automobilistes à ralentir l’allure sur les portions les plus meurtrières du réseau, à savoir les routes à double sens sans séparateur central situées hors agglomération (55 % de la mortalité routière en 2016). Alors que ces voies permettaient majoritairement de rouler à 90 km/h, la législation a ainsi abaissé la vitesse maximale autorisée à 80 kmh/ au 1er juillet 2018. L’objectif annoncé : épargner entre 300 et 400 vies par an, au prix d’un allongement d’un peu plus de 3 minutes sur un trajet d’une quarantaine de kilomètres. Mais si la nécessité de réduire les accidents ne peut que faire consensus, la méthode avait provoqué de vives critiques de la part des élus locaux.

S'adapter à l'accidentalité locale

Moins de deux ans après la mise en place de cette mesure, dont le coût global pour l’État était chiffré entre 6 et 12 millions d’euros afin de financer les quelque 20 000 nouveaux panneaux de signalisation, la loi d’orientation des mobilités du 24 décembre 2019 donne finalement le choix aux collectivités territoriales. Désormais, le maire, le président de l’EPCI pour les regroupements de communes ou bien le président du conseil départemental peut en effet décider d’augmenter de 80 à 90 km/h la vitesse autorisée sur ces fameuses sections de route. L’arrêté nécessaire est pris après avis de la commission départementale de la Sécurité routière qui devra se baser sur une étude d’accidentalité réalisée sur la portion concernée. La Haute-Marne et la Seine-et-Marne ont d’ores et déjà prévu de procéder au changement sur une partie de leur réseau.

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