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Contrôle technique 2020, le calme après la tempête

Après deux années de grands bouleversements, le contrôle technique ne devrait pas changer en 2020. L’occasion de revenir sur les dernières évolutions de cet examen obligatoire qui a déclenché tant de passions.
Revu en profondeur au cours des deux dernières années, le contrôle technique ne devrait pas connaître de changement en 2020. © CCO
Le contrôle technique a évolué deux fois au cours des deux ans qui viennent de s’écouler. Après avoir durci les examens mécaniques en 2018, le législateur s’est attaqué aux véhicules les plus polluants en 2019. Initialement prévue au début de l’année dernière, l’entrée en vigueur de la dernière réforme a finalement eu lieu au 1er juillet. Sa mise en place avait en effet été l’une des étincelles, avec l’augmentation des prix à la pompe, qui avait mis le feu au poudrier social et lancé le mouvement des gilets jaunes. C’est dans un climat particulièrement tendu, donc, que le contrôle technique nouvelle version va entamer sa troisième année d’existence.

Le compte n'y est pas

Ce millésime devrait jouer la carte de l’apaisement puisqu’aucun changement n’est prévu à l’horizon. Il faut dire que les premiers retours ne sont pas bons. Outre une augmentation importante des tarifs et une montée en flèche des contre-visites (+5 %), le compte de véhicules qui devaient passer le contrôle technique l’an passé n’y est pas. Selon Dekra, le spécialiste du secteur, il manque environ 700 000 passages, si l’on suit les projections logiques. « C’est du jamais vu, nous n’avions jamais assisté à une telle situation », a expliqué Karine Bonnet, sa présidente, au magazine spécialisé Journal Auto. Il y a toujours eu des retardataires au contrôle technique qui manquaient l’échéance des quatre ans pour une voiture neuve et des deux ans ensuite par oubli ou par fragilité financière, mais jamais le réseau n’avait observé de telles proportions.

Des règles de plus en plus dures

Parmi les explications avancées, il y a bien évidemment le durcissement des règles de passage. Le risque de voir son véhicule immobilisé est en effet de plus en plus grand. Depuis 2018 en effet, le contrôle technique s’articule autour de la vérification de 131 organes, pouvant déboucher sur 600 défauts possibles. C’était 123 organes et 409 points critiques un an auparavant. Les défaillances sont réparties en trois grandes familles. Quelque 140 sont mineures et n’engendrent aucune contre-visite. La moitié des 600 défauts sont majeurs et obligent le propriétaire à effectuer une réparation dans les deux mois avant un nouveau passage. Enfin, il existe désormais 127 défaillances critiques qui entraînent l’immobilisation immédiate du véhicule avec obligation de le faire réparer dans les 24 heures.

Un coût en hausse

Depuis le 1er juillet 2019, les fumées noires d’échappement sont également passées au crible. C’est leur opacité qui décidera si un véhicule réussit l’examen ou non. Ce contrôle est plus strict avec les diesel. Les propriétaires sont ainsi contraints de nettoyer régulièrement leur moteur, de surveiller leur filtre à particules (FAP) et leur vanne EGR. Leur encrassement est à l’origine de l’augmentation des émissions polluantes. Or, un changement de FAP peut coûter jusqu’à 2 000 € et celui d’une vanne EGR, 350 €. De fait, les prix des contrôles varient et sont appelés à augmenter. D’autant plus que les tarifs sont libres. Pour un véhicule essence, il faut compter entre 50 et 75 €. Pour un diesel, la limite haute est à 85 € et à 120 € pour un GPL. Il convient ainsi de bien comparer les offres.

Un passage obligatoire

Pour rappel, une voiture est soumise au contrôle technique au bout de quatre ans après sa date de mise en circulation (dans les six mois qui précèdent la date anniversaire). Il doit être obligatoirement passé dans l’un des 4 900 centres agréés de France. Chaque contrôle est valable deux ans : les passages suivants le premier rendez-vous interviendront donc tous les deux ans. En outre, lors de la cession d’un véhicule de plus de quatre ans, un certificat de moins de six mois doit être remis à l’acquéreur. En cas de défaut de contrôle, le contrevenant s’expose à une amende de 135 €, avec retrait de la carte grise. Il faudra alors passer l’examen dans la semaine suivant l’interpellation. En outre, en cas d’accident, le conducteur pourra voir sa responsabilité engagée. De même, l’assureur, s’il parvient à prouver que l’absence de contrôle est à l’origine d’un sinistre, peut refuser tout remboursement.

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