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Saison touristique estivale : l’heure est au bilan

Ni l’instauration du pass sanitaire, ni les conditions météorologiques plutôt maussades n’auront eu raison du tourisme sur le territoire. Au lendemain de l’été, l’heure est au bilan. Un bilan qui se veut positif selon l’office de tourisme C’Chartres Métropole.

 

@Cilette Rol

 Dans ce cadre de contraintes, on peut dire que ce n’est pas mal du tout en termes de fréquentation », commence Philippe Rossat, directeur de l’office de tourisme C’Chartres Métropole.

« La SPL enregistre une baisse de fréquentation de 15% par rapport à 2019, une année qui fut historique d’un point de vue touristique »

Les confinements et la limite des 100km autour de son domicile semblent avoir joué en faveur de Chartres « qui devient un quartier de Paris, à la campagne », selon Philippe Rossat. Près de 5300 contacts à l’accueil, par téléphone ou par mail avec 40% de franciliens et 20% de locaux ont été enregistrés, soit plus du double de 2020.

Si les clientèles locales et de proximité ont répondu présentes, ce n’est pas le cas des touristes étrangers

D’ordinaire, Chartres attire 35% d’étrangers. Japonais, chinois, américains… Les touristes lointains ont déserté le territoire, faute à la pandémie. « La clientèle japonaise représente 10% de nos touristes ; c’est une clientèle fidèle, qui dépense chez nos commerçants locaux et respectueuse de la gastronomie française. Alors, nous allons mener un certain nombre d’actions en collaboration avec Atout France pour les faire revenir bien qu’ils soient peu résilients à l’idée de voyager pour le moment », souligne Philippe Rossat. L’absence de ces clientèles est un coup dur pour l’office de tourisme.

« Les « bonnes années », la SPL accueillait jusqu’à 700 groupes par an, soit un chiffre d’affaires de 800 000€ »

L’année dernière, ces chiffres ont été ramenés à 50 groupes et un chiffre d’affaires de 75 000€. Optimiste, Philippe Rossat considère qu’en « 2021, ça frémit, en 2022 nous assisterons à une vraie année de reprise avant la normalisation en 2023 et 2024 ».

Du côté du camping de Chartres, dont l’office de tourisme a repris la gestion en mai dernier, il a accueilli 40% de touristes européens : hollandais, belges, allemands, italiens.

La crise comme levier d’innovation

L’office de tourisme crée de nouveaux produits à commencer par la maison Picassiette, auparavant jamais ouverte à des visites guidées… jusqu’à cet été. La passion d’une guide costumée qui s’est glissée dans la peau d’Adrienne, l’épouse de Raymond Isidore, aura suffi à ce que les visites guidées fassent carton plein. Pour créer, imaginer et innover, il faut tester. « Avant, nous proposions une programmation à l’année mais nous nous sommes rendus compte que ce n’est plus adapté ; les gens aiment les activités tournées vers les loisirs ou la nature avec l’accrobranche et la location de vélos », selon Philippe Rossat. Pour la prochaine saison, la structure prévoit encore plus de packages.

Proposer de nouvelles formules innovantes aux entreprises

L’office de tourisme resserre ses objectifs sur le tourisme d’affaire et l’accueil de groupes. C’est en ce sens que la structure a développé la gamme « Ma Petite Communauté », dédiées aux réunions en petits groupes.

L’office de tourisme C’Chartres Métropole projette de devenir un tour-opérateur d’ici 5 ans

Philippe Rossat revient sur son ambition, « À l’image d’une agence de voyage, Chartres deviendrait le cœur du dispositif. Les touristes viendraient à Chartres et profiteraient de son rayonnement et de son emplacement pour aller visiter Paris, les châteaux de la Loire, le Perche et même le Mont-Saint-Michel. Tout cela en s’épargnant le coût de la vie de Paris et ses contraintes de circulation ».

Le positionnement de la SPL se veut nettement plus commercial

« Notre vraie stratégie c’est de densifier l’offre touristique le plus possible sur toutes les terres de Chartres », expose Philippe Rossat. Il n’est plus question de raisonner à la stricte « saison estivale » mais de pouvoir proposer des activités tout au long de l’année. De plus, les festivités Chartres en lumières se poursuivent désormais jusqu’à la fin de l’année alors, prévoir des animations pour Noël prend du sens. Il y a de très belles avant et arrières saisons à faire », conclut le directeur.

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