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L’ARS Centre-Val de Loire et Chartres métropole se réunissent autour d’un Contrat local de santé

Le 17 février dernier, sept partenaires se sont associés à l’Agence Régionale de Santé (ARS) Centre-Val de Loire et à Chartres métropole pour signer le Contrat local de santé (CLS) de l’agglomération chartraine. Celui-ci s’étend sur les 66 communes de l’agglomération pour une durée de six ans (2020-2025).
L'ARS Centre-Val de Loire et Chartres métropole se réunissent autour d'un Contrat local de santé
L’intervention de Jean-Pierre Gorges, président de l’Agglomération donne le ton : « ce n’est un secret pour personne, sur notre territoire, la santé est devenue une urgence ». Vieillissement de la population, pénurie de médecins et spécialistes, difficultés d’accès aux soins pour les publics éloignés, « la situation est grave mais pas désespérée », poursuit Jean-Pierre Gorges. Le Contrat local de santé est un dispositif issu de la loi Hôpital, Patients, Santé et Territoires (HPST) du 21 juillet 2019. Il a pour objectif d’identifier les enjeux de santé des territoires et d’y apporter des réponses grâce à un diagnostic de terrain et l’intervention des acteurs locaux (État, collectivités locales, professionnels de la santé, populations). La Préfecture d’Eure-et-Loir, le Conseil régional Centre-Val de Loire, le Conseil départemental d’Eure-et-Loir, l’Éducation nationale 28, la caisse primaire d’Assurance maladie d’Eure-et-Loir, les Hôpitaux de Chartres et le centre hospitalier Henri Ey se sont associés à l’Agence Régionale de Santé Centre-Val de Loire et à Chartres métropole.

La santé, un enjeu majeur d'attractivité

Les acteurs locaux préconisent une réaction énergique face aux problématiques que rencontre le territoire. Ainsi, pour garantir l’efficacité de ce Contrat local de santé, il est inscrit dans le Contrat de Ville (2015-2022), le Programme Local de l’Habitat (2020-2025), le Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT), etc. Jean-Pierre Gorges est déterminé « l’écologie ne doit pas être un parti politique mais on doit l’avoir dans toutes les compétences », il relie cette idée aux questions de la santé. Pour ce faire, 56 fiches actions ont été rédigées. Le président de l’Agglomération en souligne deux. D’une part, la création de maisons de santé pluridisciplinaires auxquelles il faudra ajouter une dimension sociale pour en faire des lieux en adéquation avec le XXIe siècle. Il faudra songer à leur emplacement pour garantir des coûts compétitifs et à les rendre plus attractives pour  favoriser l’implantation des personnels médicaux.  D’autre part, les partenaires signataires de ce CLS souhaitent s’unir en faveur de l’amélioration de la mobilité des publics fragiles vers les offres de soins. Cela passera par le développement du transport à la demande, « ça coûte cher mais ça peut rapporter gros et ça peut être simplificateur », constate Jean-Pierre Gorges. Les possibilités sont diverses : utiliser la flotte de minibus existante à des créneaux moins chargés ou acquérir des véhicules électriques. « Nous ne souhaitons pas concurrencer les taxis et les VTC mais offrir un véritable service public ». Des actions que les partenaires veulent déployer sur l’ensemble de l’agglomération Chartraine afin que chacun puisse profiter de l’amélioration des accès aux soins. Laurent Habert, Directeur Général de l’ARS Centre-Val de Loire prend la parole. Il débute « le Contrat local de santé est né de deux constats : la santé est une ambition globale et elle est l’affaire de tous ». Selon lui, elle est l’objet de l’État, des collectivités territoriales, du Conseil Général, du Conseil Départemental et des métropoles car « elles façonnent la santé des concitoyens », via le cadre de vie de tout à chacun au travers des politiques qu’ils mènent. Ce contrat s’est dessiné à partir de réalités de terrain, un travail de 2 ans et des actions concrètes et pragmatiques qui ont débouchées sur l’élaboration de 56 fiches actions. Laurent Habert achève son intervention et rappelle son « grand plaisir de signer le Contrat local de santé ».

« Quand je suis arrivée dans le département de l’Eure-et-Loir, je me disais que j’allais enfin sortir des problématiques de l’attractivité de santé, mais non », Fadela Benrabia, préfète d’Eure-et-Loir

La préfète salue la mobilisation et la rapidité d'action des acteurs locaux

Fadela Benrabia, préfète d’Eure-et-Loir, salue « la chance d’avoir des acteurs, des institutions, des métropoles, une agglo, des élus et une ville chef-lieu mobilisés » autour des problématiques de santé. C’est à travers cette mobilisation partenariale et un travail de recherches en circuit court que l’attractivité du territoire sera assurée, en termes de santé. « Compte tenu de la situation de l’agglomération, je pense que l’urgence va arriver très vite », poursuit la préfète. Saluer le travail de diagnostic approfondi réalisé est une chose, toutefois Fadela Benrabia souhaite maintenir un cap : « maintenant, nous n’avons que des exigences, la mise en œuvre concrète de ce travail là et l’urgence de l’attractivité doit nous habiter (…) la santé est un sujet quotidien et se sentir bien dans une collectivité c’est se sentir bien et en sécurité en rapport à la prise en charge et la réponse apportée à des problèmes de santé ». 

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