Actu Chartres

« La priorité c’est de sauver nos entreprises » : Rudy Carnis, président de l’UMIH 28 s’inquiète

Le 5 octobre dernier, Rudy Carnis a été élu président de l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie (UMIH) d’Eure-et-Loir. Il succède à Chantal Maudhuit avec qui il continuera de travailler en étroite collaboration. La priorité est de sauver les entreprises en difficulté et les emplois qu’ils génèrent.

photo-Rudy-maitre-restaurateur

L’UMIH regroupe les restaurants, les hôtels, les Spa, les traiteurs, les bowlings, les discothèques… Les secteurs sont frappés de plein fouet par les conséquences de la crise sanitaire et économique liée à la COVID-19.

Quelles sont les missions de l’UMIH ?

Notre principale mission c’est d’informer et d’accompagner nos adhérents sur les plans social, fiscal et juridique ainsi que sur les formations obligatoires à suivre afin qu’ils soient en conformité avec leurs obligations légales. Nous leur apportons également des conseils pour répondre à leurs problématiques d’emploi, de formation et de communication. De par la diversité des métiers qu’elle représente, l’UMIH défend les intérêts de chaque profession, se hissant comme le porte-parole du secteur.

Votre investiture a débuté dans un contexte économique difficile et inédit, comment l’appréhendez-vous ?

Je succède à Chantal Maudhuit avec qui je travaille en étroite collaboration depuis maintenant 3 ans. Aujourd’hui, j’ai été élu président de l’UMIH mais nous continuerons à former un binôme. Je ne changerai rien à notre feuille de route, bien que les priorités soient révisées. Il nous paraît essentiel de sauver nos entreprises en difficulté et de tout faire, avec les moyens dont nous disposons, pour renseigner nos adhérents sur la bonne conduite à tenir.

« Si on assiste à un deuxième confinement, j’ai vraiment peur pour nos métiers »

Comment accueillez-vous les décisions qui touchent vos secteurs au sens large ?

Encore une fois, nos métiers sont stigmatisés et pris pour la variable d’ajustement du gouvernement. Nous subissons le contexte économique. Nous avons été les premiers à fermer et les derniers à rouvrir. À l’échelle départementale, nous faisons remonter notre sensibilisation aux protocoles sanitaires. Nos professions sont stigmatisées car nous sommes des lieux de rassemblement. Nous sommes prêts à aider le gouvernement en renforçant nos efforts et en étant encore plus rigoureux par rapport au protocole sanitaire en vigueur. Les particuliers subissent des privations et nous, nous souhaitons travailler. À ce jour, les restaurateurs d’Eure-et-Loir appliquent un protocole sanitaire renforcé avec notamment la mise à disposition de gel hydroalcoolique sur les tables, le paiement à table, un maximum de 6 personnes par table et une distanciation d’un mètre entre les tables.

Qu’attendez-vous du gouvernement ?

Nous souhaitons que le gouvernement laisse travailler les professionnels qui appliquent ce protocole sanitaire renforcé. Pour les discothèques, nous avons formulé le vœu d’obtenir une indemnisation financière pour qu’elles puissent se réinventer. En se transformant en bar d’ambiance, par exemple, elles seront autorisées à rouvrir leurs portes. C’est une question de survie. En rouvrant, elles recréeront de l’emploi, du chiffre d’affaires et relanceront une économie qui est absente jusque-là.

Faut-il se réinventer pour survivre ?

Pendant le confinement, la vente à emporter a permis aux restaurants de rester visibles. La fin d’année approchant les salles de fêtes resteront probablement fermées et je pense qu’il y a un créneau à saisir. Malheureusement, le plus noir est devant nous. Les emprunts ont permis de faire face à la crise sur le coup mais sur le long terme il faudra rembourser. Cela va réserver de mauvaises surprises aux entreprises qui ne disposent pas des fonds nécessaires. Si on assiste à une deuxième vague et donc un deuxième confinement, j’ai vraiment peur pour nos métiers. Ce serait une situation cataclysmique.

PARTAGER CET ARTICLE

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur email

Nos derniers
articles publiés

La Tanière : un zoo-refuge unique au monde

ART VISUAL STUDIO : « Nous essayons de toujours aller plus loin et de proposer une vision artistique et émotionnelle »

CASAPUB lance son portail internet

IMPRIM’ EMBAL DÉCO se recentre sur son activité historique

ESPACE BUREAUTIQUE : quand la bureautique et la cybersécurité se rencontrent

IN EXTENSO : Le cabinet d’expertise comptable et de conseil aux entreprises