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Cosmetic Valley : « la crise amène à réfléchir notre manière de développer les produits de demain »

Créée en 1994 à Chartres, la Cosmetic Valley ne cesse de se développer et rayonne désormais à l’échelle européenne. En 2023, elle prévoit louverture de la Maison Internationale de la Cosmétique en lieu et place de lancien collège Jean-Moulin. Entretien avec Christophe Masson, Directeur Général de la Cosmetic Valley.

CosmeticValley2 - maison de la cosmétique, Crédit Chartres Métropole

Christophe Masson travaille au sein de la Cosmetic Valley depuis 2009. Il a intégré l’association pour mettre en place la stratégie d’innovation du pôle puis a été nommé directeur adjoint en appui à Jean-Luc Ansel, fondateur de la Cosmetic Valley. En 2019, il devient Directeur Général.

Tout dabord, quest-ce que la Cosmetic Valley ?

La Cosmetic Valley a été créée à Chartres en 1994 sous l’impulsion de Jean-Luc Ansel et d’un réseau de PME qui se sont fédérées autour d’éléments essentiels. Il s’agissait de créer des synergies de proximité, du circuit court. Cette association départementale a été lancée pour favoriser les rencontres et créer du business de proximité afin de se diriger ensemble vers l’export. La Cosmetic Valley promeut l’industrie française et incarne les valeurs de la cosmétique française. En 2005, nous avons intégré un volet innovation et sommes labellisés pôle de compétitivité.

Son rayonnement a également pris de lampleur, nest-ce pas ?

D’abord départementale puis régionale et inter-régionale, l’association est maintenant reconnue à l’échelle nationale et internationale. Elle a été nommée coordinateur de la filière nationale par l’État et accompagne le développement de cette filière industrielle, de la fabrication au packaging en passant par les formulations et les tests de sécurité et d’efficacité. Nous sommes en charge d’accompagner 3 200 entreprises qui génèrent 250 000 emplois en France.

« Une maison internationale de la cosmétique à Chartres dont l’ouverture est prévue en 2023 »

En tant que Directeur Général de la Cosmetic Valley, quavez-vous souhaité impulser lors de votre prise de poste ?

Nous avons souhaité accélérer notre développement et prendre de l’importance sur les scènes nationale et européenne. C’est ce que nous consolidons actuellement. La Cosmetic Valley est désormais reconnue comme une association de référence sur le vieux continent. Notre secteur subit une compétition internationale très forte alors même si notre ancrage est régional, il était essentiel que l’association rayonne au-delà de ces frontières. Ce développement s’est amplifié notamment grâce à la tenue des États Généraux de la filière cosmétique qui ont eu lieu le 15 octobre dernier à la Sorbonne. C’était la première fois que toutes les parties prenantes se réunissaient pour prendre conscience et réfléchir à la transformation de la filière : fédérations, petites et grandes entreprises, clusters, centres de recherches et pouvoirs publics. 

 

Quels sont les grands projets à venir ?

Il n’est pas à venir mais en septembre nous avons inauguré notre Beauty Hub en présence de la préfète d’Eure-et-Loir, du président de la Région Centre-Val de Loire et du président de Chartres métropole entre autres. Cet événement nous a permis de poser la première pierre de la future maison internationale de la cosmétique dont l’ouverture est prévue en 2023 en lieu et place de l’ancien collège Jean-Moulin, face à la cathédrale de Chartres. Le Beauty Hub c’est 200m² dédiés à l’innovation où l’on accueille déjà les entreprises, startupers et technologies. Ce lieu d’innovation consacré à la filière nationale est co-financé par l’État, la Région et la Ville de Chartres. Quant à la maison internationale de la cosmétique, elle affiche deux ambitions majeures. La première est de disposer d’un lieu qui incarne cette industrie cosmétique et d’accueillir les entreprises, les startups et les PME pour les former et les connecter à l’international, les encourager dans leur développement. La seconde est d’en faire un lieu d’exposition et d’expérience pour le grand public et les touristes. Notre industrie n’a jamais parlé de ses métiers et nous souhaitons faire découvrir ce qu’est la cosmétique et son savoir-faire industriel. De plus en plus, le consommateur souhaite comprendre comment sont produits ses cosmétiques. L’enjeu in fine est de susciter des vocations et des recrutements en levant le voile sur les métiers de l’industrie.

« La cosmétique française incarne des valeurs de sûreté, d’innovation, de performance, de durabilité et d’authenticité. »

« La cosmétique française incarne des valeurs de sûreté, d’innovation, de performance, de durabilité et d’authenticité »

CosmeticValley3 - Congrès Enjeux Réglementaires 2018

 Le « made in France » est un réel atout pour le secteur ? 

C’est un atout majeur. Le consommateur veut acheter français et ce, aux quatre coins du monde. Nos grands groupes exportent à 70% donc c’est essentiel de le valoriser. C’est l’histoire de France et sa culture qui ont inscrit dans l’inconscient collectif le savoir-faire français. Nous avons l’écosystème le plus structuré au monde et l’une des réglementations les plus strictes.

De plus, nous avons l’ensemble des maillons de la chaine de fabrication sur notre territoire national : fournisseurs d’ingrédients et de packaging, distribution, contrôle des produits, recherche, formation… C’est attractif. Le consommateur achète français car la cosmétique française incarne des valeurs de sûreté, d’innovation, de performance, de durabilité et d’authenticité.

Début novembre à Chartrexpo, plus de 500 congressistes se sont réunis pour faire le point sur les évolutions réglementaires en France, en Europe et à l’international.

Lindustrie de la cosmétique a-t-elle souffert de la crise liée à la COVID-19 ?

La cosmétique est un besoin assez fondamental et cela remonte à l’Antiquité. Le secteur enregistre une croissance annuelle mondiale de 5 à 6%. Il y a 10 ans, les pays comme la Corée ont décidé d’investir dans la cosmétique et sont devenus des partenaires et compétiteurs sur la scène internationale.

En revanche, la crise a impacté notre secteur et continuera de l’impacter. La cosmétique regroupe l’hygiène, les soins, le maquillage et le parfum. Selon la typologie des produits et le type de distribution (en pharmacie, en GMS, en institut, en ligne…) l’impact n’a pas été le même. L’hygiène s’est très bien portée cette année. C’est le cas également des soins. Cela n’est pas anodin et montre que prendre soin de soi est finalement un élément du quotidien de chacun pour se sentir bien surtout en situation de stress mental fort comme nous vivons actuellement. Pour le maquillage et le parfum la situation diffère car nous sortons moins et ressentons moins le besoin de nous maquiller et de nous parfumer.

Cette crise a toutefois un impact positif puisqu’il amène à réfléchir notre manière de développer les produits de demain et à accélérer notre transition digitale et écologique. Le secteur va repartir car c’est un besoin essentiel pour chacun d’entre nous.

Cosmetic Valley

1, Place de la Cathédrale

28 000 Chartres

02 37 21 12 11

www.cosmetic-valley.com

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